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La juge Rosalie Abella prononce une allocution remarquée sur l’accès à la justice dans le cadre du 15e Dîner anniversaire de PBSC

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Au moment où PBSC célèbre ses 15 années de service, de nouveaux projets viennent « consolider la position de l’organisme dans le paysage juridique canadien de l’avenir ». Soulignant le besoin de réformes radicales et de compassion dans le cadre du dîner de 15e anniversaire du Réseau national d’étudiant(e)s pro bono, la juge Rosalie Silberman Abella, de la Cour suprême du Canada, a exhorté les membres de la profession juridique à continuer d’accroître et de promouvoir les services pro bono afin de résoudre la crise entourant l’accès à la justice au Canada.

La juge Rosalie Abella et l’ancien doyen Ron Daniels (assis) avec des membres du personnel et des étudiants de PBSC provenant des 21 facultés de droit du Canada.

La juge Abella a demandé à tous les étudiants de PBSC et à leurs superviseurs se trouvant dans la salle de se lever afin de recevoir des félicitations pour leur travail, sous un tonnerre d’applaudissements soutenus. « En faisant partie du Réseau national d’étudiant(e)s pro bono, vous prenez part à l’une des entreprises les plus visionnaires que j’ai pu voir en 40 ans au Barreau », a déclaré la juge Abella.

Mais il semble que notre système de justice ne soit pas aussi visionnaire a déclaré la juge Abella, qualifiant d’entêtement la réticence de celui‑ci à évoluer, à simplifier les procédures et à tenir compte de l’évolution des demandes de la société canadienne.

« Je n’arrive pas à comprendre pourquoi nous continuons de résoudre les litiges civils de la même manière que nous le faisions il y a des siècles. N’importe quel bon plaideur du début du 20e siècle pourrait, après avoir fait le point pendant quelques heures, se sentir parfaitement à l’aise dans nos actuels palais de justice. Peut‑on en dire autant pour une autre profession? Si les membres de la profession médicale n’ont pas craint au cours du dernier siècle de procéder à des expériences mettant la vie en jeu afin de trouver de meilleures façons de la sauver, comment le système juridique peut‑il en toute conscience refuser de procéder à des expériences avec la justice afin de trouver de meilleurs moyens de la rendre? »

(de g à d) Nikki Gershbain, directrice nationale de PBSC, la doyenne Mayo Moran, la juge Rosalie Abella, la vice-présidente du conseil de la CARPS Taivi Lobu et la juge Bonnie Croll.

L’événement s’est déroulé dans le cadre d’une fin de semaine de conférences qui a permis de souligner les succès et réalisations de l’organisme et d’entrevoir les prochaines phases d’expansion et d’amélioration.

Le doyen Lorne Sossin de la faculté de droit Osgoode a agi en qualité de maître de cérémonie de ce dîner de célébration au cours duquel un tableau impressionnant de conférenciers ont fait des allocutions dans les deux langues officielles, notamment Paul Schabas pour la Fondation du droit de l’Ontario, Gillian Marriott de Pro Bono Law Alberta, Danielle McLaughlin de l’Association canadienne des libertés civiles, Aminata Bal de la faculté de droit de l’Université de Montréal, Matthew Kelleher du bureau de Toronto de McCarthy Tétrault, Guy Pratte du bureau de Montréal de Borden Ladner Gervais et Gillian Scarlett et John-Sebastian Tremblay, tous deux anciens membres et coordonnateurs nationaux des étudiants de PBSC.

Dans ses observations liminaires, la doyenne Mayo Moran a rendu hommage à la vision démontrée par Ronald Daniels, actuel président de la Johns Hopkins University, lorsqu’il a créé le Réseau national d’étudiant(e)s pro bono (PBSC). Décrivant le système de justice canadien comme étant « remarquable mais fragile », Mme Moran a qualifié d’« idée merveilleuse » la transformation qu’il a faite du contexte des services bénévoles au Canada et l’intégration des services pro bono dans le paysage juridique canadien.

(de g à d) L’honorable Frank Iacobucci, l’ancien doyen Ron Daniels et la juge Rosalie Abella.

La juge Abella a remis à M. Daniels le prix inaugural PBSC Supporter Award pour la vision qu’il a démontrée en fondant PBSC lorsqu’il était doyen de la faculté de droit de l’Université de Toronto et pour avoir prouvé « les effets toxiques de l’injustice ». Mme Abella s’est exprimée en ces mots : « [Ron] savait aussi que la justice consiste à appliquer des lois à la vie. C’est pourquoi il a voulu faire en sorte qu’une solide formation juridique ne consiste pas simplement à faire comprendre les lois aux futurs avocats mais aussi à transmettre les valeurs humaines qui vous permettent d’exercer votre jugement au nom de l’intérêt public. »

En acceptant son prix, M. Daniels a relaté les débuts de PBSC et a déclaré : « Je suis rempli d’admiration devant les réalisations de l’organisme… qui dépassent largement ce que nous avons pu imaginer. »

S’il y a une chose que M. Daniels n’a probablement jamais imaginée, c’est le lancement de la prochaine section de PBSC à la faculté de droit de la Thompson Rivers University en janvier 2012, ce qui portera le nombre total des sections à 22 dans tout le Canada. PBSC travaille actuellement avec le doyen Chris Axworthy de la TRU et son personnel à mettre sur pied la section et collaborera avec des bénévoles provenant du premier groupe d’étudiants en droit au lancement de la section.

Nikki Gershbain, directrice nationale de PBSC, a conclu la soirée par l’annonce de trois nouvelles occasions de projets pour les étudiants de PBSC. Ces projets, dont le déploiement à la grandeur du pays devrait avoir lieu en septembre, annoncent la venue de la prochaine phase d’expansion de PBSC et aident à consolider l’organisme en tant que force importante du paysage des facultés de droit au Canada, a précisé Mme Gershbain.

Le projet lié à la Cour canadienne de l’impôt de PBSC-FMC offrira aux étudiants une occasion rare d’acquérir de l’expérience en droit fiscal à l’extérieur d’un cadre de travail. Premier de son genre au Canada, le projet permet aux étudiants de représenter gratuitement des clients devant la Cour canadienne de l’impôt.

Dans le cadre du projet concernant la Commission de vérité et réconciliation du Canada de PBSC, des étudiants de partout au Canada travailleront avec cette commission à préparer des séminaires publics de formation juridique et des documents pour les survivants du système des pensionnats pour Autochtones.

Le projet sur la Cour des petites créances élaboré actuellement par PBSC-PBLA et McCarthy Tétrault est le premier programme de services juridiques pro bono de l’Alberta pour les parties non représentées devant les cours des petites créances d’Edmonton et de Calgary.

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Regardez la diffusion Web de tout l’événement.

Lire un article portant sur l’événement dans Canadian Lawyer 4 Students.

Article rédigé par Emily Hubling, coordonnatrice de programme du Projet en droit de la famille de PBSC, étudiante en droit à l’Université de Toronto (3e année)

Photos : Gustavo Toledo Photography